Ecrire et faire écrire à propos du travail : quelques manières d’aborder la formation d’adultes, entre éducation nouvelle et ergologie.

Odette et Michel Neumayer
Formateurs d’adultes, concepteurs d’ateliers d’écriture
Marseille, France

Ce texte, paru en Italie sur une site consacré aux questions du travail, n’est pas un panorama de la formation d’adultes en France. Il se veut simplement un témoignage, le récit un peu analysé d’une expérience singulière, dans les deux sens du terme :

  • singulière car portée par des sujets inscrits dans une histoire, un réseau de rencontres, du partage, du militantisme ; deux personnes tentées par l’autodidaxie et l’invention.
  • atypique, peut-être marginale, sans prétention à être un modèle mais simplement un exemple parmi d’autres de ce qui peut se faire en France actuellement[1] en matière de formation d’adultes.

Notre regard n’est ni sociologique, ni économique, ni historique. Nous souhaitons simplement, partager avec nos lecteurs italiens nos réflexions Lire la suite

« Aux marches du palais : l’atelier et après, que serait une « publication équitable » ? »

Cet article a été proposé lors des 20 ans du DU "Animateur d'atelier d'écriture"
Il est repris de  www.duecriture.canalblog.com

La revue Filigranes est accessible en ligne ici

 « La question de la publication en recueils ou en livres de textes issus d’ateliers d’écriture est souvent traitée comme une affaire en marge, » avais-je écrit aux organisateurs du colloque pour les  20 ans du Diplôme Universitaire de formation à l’animation d’ateliers d’écriture. Je précisais que « dans mon intervention, je souhaitais la considérer plutôt aux marches du palais, de l’atelier, dans son prolongement ».

Je voudrais ici témoigner d’une expérience de publication en revue sur support papier de textes d’ateliers. En envisager l’intérêt mais réfléchir surtout à quelles conditions la publication peut aider une écriture naissante à grandir, « être équitable

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  Écriture solitaire ? Non, partagée !

Odette et Michel Neumayer
GFEN Provence

 

L’écriture serait-elle par nature un fait solitaire qui ne se partage pas ? Nous avons fini par admettre sans plus nous questionner la vision romantique de l’écriture, avec l’image de l’écrivain retiré dans son antre, tout entier tourné vers lui-même et son œuvre.

Certes, « Faire de l’écriture un bien partagé », est une expression[1] forte, reprise ici et là, en France et ailleurs. Elle a l’air d’aller de soi, mais elle demande à être travaillée. Nous désirons montrer qu’elle peut se vivre au cours de toutes sortes de situations. À partir de quatre exemples, nous tenterons de mettre en lumière ce qu’elle signifie pour nous.

Écrire à deux ? Le débat de normes

Nous signons souvent nos textes à quatre mains. … Lire la suite